laurentfraigneau@arteos.ca

Laurent est originaire de la région parisienne et découvre l’ostéopathie pour son propre bien-être dès l’âge de 8 ans. Mais sa vocation ne se réveillera que des années plus tard.

C’est arrivé à un carrefour de vie, où la remise en question rend toujours l’horizon incertain, que l’ostéopathie apparaîtra comme un phare.

Son esprit de découverte lui fait alors quitter la région parisienne pour Lyon, où commence ses études à l’Institut Supérieur d’Ostéopathie de Lyon, en 2002 – année historique en France de reconnaissance l’Ostéopathie. C’est donc avec ce vent du possible et de liberté que l’avenir s’ouvra sur un choix de vie, définitivement tourné vers ses semblables.

Dès 2005, il commença sa pratique à l’Unité Clinique Ostéopathique de Dardilly, et ce durant 3 années.

Le Centre de Recherche et d’Expérimentation Clinique lui permît d’ouvrir sa vision de l’Ostéopathie, en y intégrant les bases de réflexion de la médecine énergétique chinoise, entre autres.

Un lieu où s’alliait tradition du toucher, de la perception, de la compréhension et objectivation moderne et scientifique.

Il s’investit dans plusieurs associations humanitaires, dont Actions Mongolie et Ostéopathie Solidarité Développement. Toujours poussé par l’ouverture d’esprit et l’altruisme, il décida d’ajouter un nouveau volet à son engagement, par une action locale.

Ainsi, en 2005, il mît en place des consultations gratuites auprès des itinérants de la région lyonnaise en intégrant une association caritative d’envergure, le Foyer Notre Dame des Sans-Abri.

L’expérience concluante ouvrît bientôt les portes d’autres foyers, accueillant réfugiés politiques et familles en grande difficultés. Il eût l’occasion d’apporter des soins à des mères et leurs enfants, et participer à redonner un peu d’espoir à ces familles.

Cette réflexion et cet engagement seront repris par d’autres, qui assureront la continuité.

2008 sera l’année de réussite au clinicat externe et de la soutenance de son mémoire devant un jury national. (L’Ostéopathie face aux plus démunis)

Celui-ci porta sur cette expérience humaine et ostéopathique extraordinaire qu’il vécu pendant plus d’un et demi au Foyer Notre Dame des Sans-Abri.

Attaché à ses racines, mais amoureux de diversité, le temps de la remise en question vint et le vent du voyage souffla à nouveau, gonflé par une conscience humaniste et respectueuse du vivant. Arrivant ainsi à un nouveau carrefour dans sa vie, l’envie de découvertes et d’émerveillement le guidera en terre québécoise.

Ce projet et cette philosophie de vie lui donnèrent la volonté et la confiance d’entreprendre. Choix qui furent récompensés dès son arrivé par la rencontre avec Emmanuel Bletton et son équipe, en qui il trouva des personnes capables de le comprendre et partageant les mêmes valeurs.

Depuis son arrivée, Laurent continua son perfectionnement par une formation en ostéopathie pédiatrique auprès du Collège Ostéopathique de Montréal et poursuit ses travaux de recherches.

Laurent est actuellement membre de la clinique ARTEOS et du service d’urgence à domicile, SOSgMAL, et en très heureux!

Introduction de “l’Ostéopathie face aux plus démunis

Depuis quelques années les conflits sociaux se font plus pressants et la condition des « sans-abri » revient sur le devant de la scène (cf : l’action des Enfants de Don Quichotte). Et enfin le grand public de comprendre que le problème ne se réduit pas à la question du logement, malgré la constante et réductrice focalisation faite par la société.

Les structures d’aides aux sans-abri l’ont bien compris, face à la complexité du problème la réponse apportée doit être globale. C’est pourquoi le Foyer Notre-Dame des Sans-Abri propose différents services complémentaires, témoins de la continuité de la démarche (accueil d’urgence de jour, de nuit, lits de repos, soins médicaux, accompagnement social, travail et logement de réinsertion). Et c’est à travers cette approche globale que l’ostéopathie rencontre des interlocuteurs privilégiés.

Ce mémoire est le fruit d’une démarche de terrain qui nous a paru primordiale en cette période de fin d’étude, avant de commencer à exercer. Expérimenter la pratique de l’ostéopathie au sein d’une équipe pluridisciplinaire (médecins, infirmiers, aides-soignants, kinésithérapeutes, éducateurs et travailleurs sociaux) fût une expérience enrichissante et grandissante. Mesurer notre pratique aux hommes isolés et aux enfants des familles accueillis au Foyer nous mît en face de nos limites et nous poussa à les dépasser. Ce mémoire n’est pas une étude clinique mais le témoignage d’une expérience ostéopathique au sein d’une structure d’accueil de sans-abri à Lyon.

Le but de cette expérience est de montrer si le traitement ostéopathique peut apporter un confort aux personnes sans-abri. Cela permettra d’élargir encore plus son champ d’action. Les patients souffrent quasiment tous de maux physiques et psychiques diverses et méritent un traitement ostéopathique adéquate et identique à celui de l’ensemble de la population.

A travers cette expérience, j’ai essayé de me positionner en tant que futur thérapeute. Plusieurs questions se sont alors posées :

- Que devient le corps chez les sans-abri, quelle place prend-il ?
- Quelle est la place de l’ostéopathie dans la prise en charge des sans-abri ?
- Quelle action dans le temps ?

Ce travail est le témoignage d’une expérience particulière et relate l’approche que nous avons eu et faite de ce milieu, afin de pouvoir servir de base de travail pour ceux qui prendront la relève. Il ne se veut bien évidemment pas exhaustif, mais veut proposer quelques pistes de recherches dans lesquelles avancer pour trouver la voie de l’ostéopathie dans ce cadre particulier.